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1er décembre 2016 –Micro Ouvert: Violences invisibles et femmes racisées et autochtones

Appréhendée, épiée, décortiquée, fétichisée et racontée au travers de mille et un prismes qui ne sont quasiment jamais les siens, la femme racisée reste un sujet de prédilection dans plusieurs sphères, notamment celle des arts et des médias. Paradoxalement, la production artistique faite par et pour elle reste encore invisible ou ignorée. Les espaces qui lui sont alloués sont souvent bien rares.

C’est pourquoi jeudi 1er décembre 2016, la Fondation Paroles de femmes a organisé la soirée micro-ouvert “Violences invisibles et femmes racisées et autochtones”. Ce fût l’occasion pour toutes celles qui font de l’art leur thérapie de témoigner et de dénoncer les agressions quotidiennes dont elles sont victimes. Plus de 130 personnes étaient présentes au Café l’Artère pour cette soirée organisée dans le cadre des Journées d’action contre les violences faites aux femmes.

Le thème de la soirée, “ Violences invisibles et femmes racisées : brisons le silence! Systèmes d’oppressions, racisme et discrimination au quotidien », permit à plusieurs femmes qui sont à la croisée de multiples oppressions d’exorciser leurs peines, leurs peurs et de faire acte de résistance.

Avec la prestation d’honneur de Queen Ka, c’est une quinzaine de femmes qui ont pris le micro:

Cynthia Smith, Elena Stoodley, Imane Najar, Ismaelle Rose, Jennifer Sydney, Karine-Mirgianie Jean-François, Lela Savić, Lourdenie Jean, Maïtée Labrecque-Saganash, Viviane Michel, Malek Yalaoui, Phyllis Lewis, Sara Sheline, Selma Bennani, Shanice Nicole, Stella Jetté, Why’z Panthera, Yassi Vile, Zaynab Bourezza, Stéphane Martelly.

Cet espace de création et de communion a été possible grâce au partenariat du Conseil des Montréalaises et du Café coopérative L’Artère.

Dans un esprit de solidarité et d’inclusivité, l’événement a également été pensé pour être accessible aux personnes à mobilité réduite, aux personnes sourdes et malentendantes ainsi qu’aux personnes appartenant à des minorités linguistiques grâce à la traduction chuchotée.

La blogueuse The Outsider Muslima nous donne ses impressions de la soirée ici.

Et ici, un retour en images par Nelly Bassily


20 février 2016 – Implication politique des femmes racisées : défis et pistes de solutions

 

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Organisé conjointement par la Fondation Paroles de Femmes, l’Institut Broadbent et le Conseil des Montréalaises, cet évènement visait à créer un espace de dialogue et d’échange sur les difficultés que peuvent rencontrer les femmes racisées lors de leur engagement social, politique ou militant. Quelles sont les possibilités pour les femmes racisées qui veulent s’impliquer au niveau politique ? Quelles stratégies peuvent-elles déployer pour poursuivre leur engagement malgré les obstacles ? Comment trouver un juste équilibre entre engagement citoyen et vie familiale?

Au programme de cette journée : trois conférences en français suivies de tables rondes pour identifier les défis et facteurs de réussite de l’engagement politique et citoyen des femmes racisées.

La journaliste Sonia Ghaya a couvert l’évènement pour TPL: on peut lire son article ici.

1ère conférence : “Les barrières auxquelles font face les femmes dans leur implication politique”

Ausma Malik a partagé avec nous son expérience personnelle de candidate au poste de commissaire scolaire à Toronto ainsi que ses années d’implication communautaire et politique. Elle a discuté des stratégies dont elle a fait preuve pour mener à bien ses projets.

Deuxième conférence : “L’équilibre famille / politique”

Anne Quach et Rosa Pires, deux mères qui ont tenté l’expérience en politique, ont discuté franchement des difficultés et des solutions à l’équilibre entre famille et politique.

Troisième conférence : “L’engagement non partisan”

Émilie Nicolas, Cathy Wong et Suzie O’Bomsawin, trois femmes très actives, nous ont parlé des raisons pour lesquelles elles ont choisi l’engagement non partisan.

17 février 2015 – Silence on dénonce : Paroles de femmes racisées

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Dans la foulée du mouvement « #AgressionsNonDénoncées », la Fondation Paroles de Femmes s’est questionné sur la très faible participation de femmes racisées et autochtones à ce mouvement. Dans le but d’éclairer certains angles morts en lien avec le vécu des femmes racisées confrontées à différentes formes de violences sexuelles, un évènement de discussion fut organisé en collaboration avec le Conseil des Montréalaises.

Paroles de Femmes a convié des femmes de divers horizons/communautés pour discuter de ces questions. Intitulée « Silence, on dénonce : Paroles de femmes racisées », la soirée se voulait un moment pour explorer les multiples causes de silence entourant la violence faite aux femmes racisées. Ce fut aussi l’occasion de créer un espace sécuritaire pour parler de sujets sensibles, se soutenir, et encourager la prise de parole des femmes issues des minorités.

La formule retenue pour l’événement visait à créer un équilibre entre le partage de l’expérience des femmes sur le sujet et la réflexion sur les solutions possibles à la problématique.

La soirée a ainsi débuté avec un panel composé de trois intervenantes: Evelyn Mondonedo-Calugay, de Pinay Québec; Isabelle Paillé, de Femmes autochtones du Québec et Monique Dauphin, de la Maison d’Haïti. Elles ont présenté leur parcours et leur expertise sur le sujet et ont présenté des ressources disponibles pour les femmes vivant ou ayant vécu de la violence.

La seconde partie de l’évènement s’est déroulée en sous-groupes. Avec l’aide d’animatrices de discussion, les femmes ont pu échanger dans un cadre plus intime. En fin de soirée, chaque sous-groupe était invité à présenter en plénière les points saillants de leurs discussions. Ainsi, les personnes présentes ont pu partager ensemble certains constats et quelques pistes de solutions concernant ce délicat sujet.

Suite à l’événement, la Fondation Paroles de femmes a été invité à rédiger un chapitre du mémoire déposé par la FFQ lors de la commission avec le citoyen sur la mise en œuvre du Plan d’action gouvernemental 2008-2013 en matière d’agression sexuelle. C’est Cathy Wong, également présidente du Conseil des Montréalaises, qui a rédigé le texte en se basant sur les constats réalisés lors de l’évènement.